À la mémoire de...

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Québec Cinéma dédie la 38e édition des Rendez-Vous à la mémoire de Yolande Simard Perrault et Andrée Lachapelle

À LA MÉMOIRE DE...

YOLANDE SIMARD PERRAULT

Originaire de Charlevoix, l’archéologue Yolande Simard, cette femme plus grande que nature, a fait comprendre à Pierre Perrault toute la poésie de ce lieu et, surtout, de ses habitants. Sans elle, Pour la suite du monde, cette oeuvre phare de la cinématographie québécoise, n’aurait sans doute jamais vu le jour. La trilogie de L’Île-aux-Coudres est donc teintée de l’attachement et du respect profond de Yolande d’abord, puis de Pierre, envers ce territoire qui les a tant marqués, tant inspirés. En 2001, elle crée au sein des Rendez-vous le prix Pierre-et-Yolande-Perrault, remis chaque année au meilleur premier ou deuxième long métrage documentaire québécois, prix qu’elle financera personnellement pendant dix ans. Amoureuse de la langue vernaculaire, de ses couleurs et de ses accents, Yolande, qui se décrivait comme une « rêveuse raisonnante », vient de rejoindre son époux tant aimé, vingt ans après son départ. Sa force et son intelligence en ont fait une femme aux convictions profondes, marquant au passage chaque personne qui a eu le bonheur de croiser son chemin. Yolande va infiniment nous manquer mais ne sera jamais oubliée.

Archaeologist Yolande Simard, a Charlevoix native, was a larger-than-life figure. She married Pierre Perrault and taught him about the deeply poetic nature of the place and, especially, its people. Without her, Pour la suite du monde, Pierre’s landmark film, would never have been made. La trilogie de L’Île-aux-Coudres is suffused with a sense of belonging and respect – Yolande’s first, followed by Pierre’s – toward the land that so profoundly affected and inspired the couple. In 2001, she worked with the Rendez-vous to establish the Pierre-et- Yolande-Perrault award, presented each year to the maker of the best first or second documentary feature. She funded the prize personally for a decade. A lover of the colours and intonations of vernacular language, Yolande always described herself as a “reasoning dreamer”. Her strength and intelligence made her a woman of deep convictions who left a strong impression on everyone who had the pleasure of meeting her. She recently joined her beloved husband, two decades after his passing. We will miss her terribly, and always remember her.

ANDRÉE LACHAPELLE

Née à Montréal au coeur du Mile End au début des années 1930, Andrée Lachapelle incarne à la fois l’image de la douceur et de la force tranquille. Rayonnante, authentique et réfléchie, elle a marqué l’imaginaire québécois grâce à plusieurs rôles au théâtre, à la télévision et bien sûr au cinéma, que ce soit dans Léolo, La passion d’Augustine, Jésus de Montréal, Le météore, Le temps d’une paix ou Cap Tourmente. Dans Il pleuvait des oiseaux de Louise Archambault, elle livre une ultime performance émouvante et mémorable. Depuis les années 1990, elle partageait sa vie avec André Melançon, autre monument de notre cinéma et signataire pour la postérité du grand classique La guerre des tuques. Officière de l’Ordre du Canada ainsi que chevalière de l’Ordre national du Québec, la foisonnante carrière de cette femme passionnée et très éloquente s’étend sur près de soixante-dix ans. « Ce qui est important, c’est de faire sa vie. Il y a trop de gens qui sont figurants de leur propre vie. Moi je ne veux pas être figurante. Je veux jouer mon rôle. Je veux jouer ma vie […] et c’est pour ça que je ne regrette rien ».

Extrait de l’émission Biondi et cie, Radio-Québec, 1987

Born in Montreal’s Mile-End in the early 1930s, Andrée Lachapelle embodied both kindness and quiet strength. Radiant, authentic, pensive: she marked Quebec’s collective imagination with her acting work in the theatre, television and, of course, film, whether it was Léolo, La passion d’Augustine, Jésus de Montréal, Le météore, Le temps d’une paix or Cap Tourmente. Her final performance, in Louise Archambault’s Il pleuvait des oiseaux, was both powerful and unforgettable. In the 1990s she started building a life with André Melançon, another titan of our cinema and the director of the timeless classic La guerre des tuques. An officer of the Order of Canada and a Knight of the Ordre national du Québec, this great, passionate, supremely eloquent woman’s eventful career lasted nearly 70 years. “What’s important is to create your own life. Too many people are extras in their own lives. I don’t want to be an extra. I want to play my role. I want to perform my life […] and that’s why I have no regrets.”

Excerpted from Biondi et cie, Radio-Québec, 1987

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