Une sœur dévouée prend la fuite avec son frère métamorphosé en étrange créature de pain. Une foule affamée les pourchasse. Les rues s’emmêlent, la raison s’émiette. L’amour peut-il l’emporter?sur la faim?
A devoted sister races to save her brother, a bread-turned zombie. A mob of hungry living pursues, mouths agape. Streets twist into mazes, reason crumbles. Can love defy appetite?
Montréalais d’adoption, l’animateur et cinéaste d’origine bulgare Alex Boya affectionne les récits surréalistes dessinés à la main. À l’Office national du film du Canada, il a consacré l’expression « animation génomique », une technique qui altère les formes biologiques et permet d’explorer les notions d’identité et de transformation. La vision kafkaïenne d’Alex Boya s’incarnait déjà dans son film Turbine (2018). Avec Bread Will Walk, il poursuit son étude de l’absurdité dystopique, créant des mondes où grotesque et poésie se croisent, et mettant en question les frontières entre l’humain, l’objet et la logique qui les lie.