Dans les traditions autochtones, les différences n’étaient pas considérées comme un handicap, mais plutôt comme une force dont pouvait bénéficier l’ensemble de la communauté. C’était le cas des personnes autistes, considérées comme ayant des dons uniques et une connexion avec le monde des esprits. Alors que nos peuples se réapproprient actuellement nos connaissances et philosophies traditionnelles, nous sommes également confrontés à un grave manque de ressources adaptées à notre nouvelle réalité.
À travers des rencontres intimes avec Anders, Sewâtsiwin : Ils sont sacrés donne aux spectateurs un accès unique au monde d’un enfant autiste et leur permet de suivre le parcours de son père, dédié à ramener les perspectives traditionnelles des Premières nations dans notre monde contemporain.
Within Indigenous cultures, differences were not traditionally seen as a handicap, but rather as a strength that could benefit the entire community. Such is the case with autistic people, considered to have unique gifts and connections to the spirit world. While our people are currently reclaiming our traditional knowledge and philosophies, we are also facing a severe lack of resources adapted to our new reality.
Through intimate encounters with Anders, They Are Sacred gives viewers unique access to the world of an autistic child, and to follow his father’s journey to bring back traditional First Nations perspectives in our contemporary world.
Originaire de la nation abénakise d’Odanak, Kim O’Bomsawin est une cinéastedocumentariste plusieurs fois primée et présidente de Nikan Productions (anciennement Terre Innue) et de Nikan Héritage (anciennement Productions Innu Assi) depuis 2020.
Sociologue de formation, Kim crée des œuvres humaines et s’inspire de sa passion pour mettre en lumière l’histoire des Premiers Peuples. Depuis 2014, elle a réalisé plusieurs projets, dont un moyen métrage documentaire intitulé La ligne rouge, qui met en vedette des jeunes hockeyeurs autochtones, ainsi qu’un long-métrage consacré aux femmes autochtones disparues et assassinées, Ce silence qui tue, qui a remporté le prix Donald Brittain de la meilleure émission documentaire sociale/politique aux Prix Écrans canadiens 2019. En 2024, elle nous invite à plonger dans l’univers vibrant de Ninan Auassat : Nous, les enfants, produit par l’ONF. Cette œuvre de longue haleine, dont le tournage s’est déroulé sur plus de six ans, suit les parcours de trois groupes d’enfants de nations différentes (Atikamekw, Eeyou-Cri et Innu). Kim remporte avec ce film le prix TIDES du meilleur documentaire canadien au Festival International du film de Vancouver ainsi que le prix Magnus-Isacsson aux Rencontres Internationales du Documentaire de Montréal.
Depuis son arrivée chez Nikan Productions, Kim a écrit et réalisé de nombreux documentaires : Du Teweikan à l’électro (2019), récompensé aux Gémeaux; le longmétrage documentaire Je m’appelle humain (2020), qui a remporté quatre prix Gémeaux en 2021, le prix du meilleur documentaire canadien au VIFF et au CIFF, ainsi que le Prix collégial du Cinéma québécois 2021. Elle a également réalisé la grande série documentaire Laissez-nous raconter, nommée aux Gémeaux 2022, et sa version anglaise, Telling Our Story, présentée en première mondiale au TIFF.
En 2025, elle présente, en première à DOXA, Sewâtsiwin : Ils sont sacrés, un long métrage qui donne un accès unique au monde d’un enfant autiste, à travers des rencontres intimes avec Anders et son père Dr Grant Bruno de la nation Crie Samson. Elle travaille également sur de nombreux projets, dont la première saison de la série Voyager le Nord qui célèbre l’ingéniosité des peuples autochtones de l’Arctique au Canada. Cette série sera diffusée par APTN, Knowledge et Explora en 2026.
Bien qu’elle ait toujours la tête remplie de projets, elle donne également des conférences en milieu scolaire et institutionnel sur le cinéma autochtone et sur les enjeux qui touchent les Premiers Peuples.
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