Au Lac-Saint-Jean, la cueillette des bleuets, tradition familiale autrefois chérie, évolue sous la pression des pratiques agricoles modernes et des bouleversements démographiques. Alors que les jeunes quittent la région, les travailleurs saisonniers mexicains deviennent essentiels pour la survie des récoltes. La menace persistante des feux de forêt plane comme une ombre sinistre sur ce paysage en transformation. Paradoxalement, le bleuet sauvage, né des cendres des forêts incendiées, incarne à la fois la destruction et le renouveau. Au cœur de la nostalgie et des épreuves, la musique émerge comme une force unificatrice, tissant des liens entre villageois, travailleurs saisonniers et agriculteurs, et transformant leur lutte en une symphonie collective de résilience et d’espoir.
Originaire de Buenos Aires en Argentine, Andrés Livov s'est installé à Montréal en 2008 pour finaliser son premier film, puis y est resté. Depuis, il a signé trois longs métrages documentaires ainsi que plusieurs courts, tous animés par son engagement à mettre en lumière la dignité des personnes qu'il rencontre. Les blues du bleuet s'inscrit dans cette démarche.
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